Tectoniques présente une série de peintures faisant partie d’un vaste chantier entamé en 2024 intitulé L’image en question. Les différentes pistes d’exploration, à partir d’une technique de transfert monotype à base de peinture acrylique, interrogent l’image dans sa matérialité même, incorporant entre les couches de peinture des images trouvées, fondues dans la masse. La vision devient hésitante, balbutiée dans le magma de sa matière de mémoire. Parmi ces pistes, la disparition des images, l’écriture des chairs, l’inconscient de l’image ou le rêve des continents tracent des figures possibles d’une image altérée qui trouve dans sa matérialité un antidote à son trop-plein de significations, la rendant à elle-même. Les œuvres appartenant à la série des Tectoniques introduisent une nouvelle dimension, que ce soit par l’épure des formes que par la dynamique animant la peinture : ondes sismiques, vibrations, l’image naît de l’action physique exercée par l’artiste directement sur la plaque enduite de peinture, faisant se rejoindre par ce geste le pouls de la planète qui pulse toutes les 26 secondes aux fréquences du regard.


